01 juillet 2012

Critique CD : Running Wild - Death or Glory (1989)

Style : Heavy Metal
Compagnie : Noise Records

Running Wild, les pirates du métal nous reviennent avec un album heavy métal qui contient encore de bons passages "speed". Comme son prédécesseur, il y a quelques bonnes chansons mais ce n’est pas la majorité. La version CD que j’ai de l’album, je soupçonne qu’elle a été remastérisée, surtout la première chanson « Riding the Storm » qui est l’une de mes préférées. Comme entrée de jeu, elle vous assome. Elle a une saveur très speed métal mélodique qui nous fait penser à Helloween. Est-ce que les vieux flibustiers commencent à être influencés par leurs compatriotes Allemands ? Je crois que oui. Cependant, Running Wild n’est pas une pâle imitation, ils ont gardé tout de même les influences de leurs albums précédents dans leur musique.

Rolf Kasparek, le chanteur mid-range est égal à lui-même sur cet album et il y va de quelques backsvocals doublés pour donner plus de punch aux refrains, ce qui n’est pas mauvais en soi. Et même, crée un effet d’entraînement. Quant aux solos de guitares, c’est intéressant mais rien d’épatant. Les guitaristes font bien leur boulot, sans rien de plus. Il faut aussi souligner que l’album « Death or Glory » marque le début d’une transition pour le groupe. Car quelques années plus tard, le groupe évoluera vers un style de musique plus speed mélodique qui se rapproche de près au Power Metal typique. En fait, la période des années 90 à 95 (environ) sera la meilleure du groupe.

Coté sonorité, c’est beaucoup mieux que l’album précédent. Comme je disais plus haut, je ne sais pas si c’est une version remasterisée mais le son est plus clair. Le jeu des guitares est facilement plus audible, le drum, et le vocal en général. Oui, c’est une bonne qualité sonore. Maintenant, reste à savoir si Running Wild est votre style de musique. Je dirais sans me tromper que cet album nous offre du très bon heavy métal traditionnel bien punché par endroits. De plus, si vous aimez le genre « Manowar » et cie, je crois que cela pourrait vous convenir. Pour ma part, cela m’a pris du temps à m’adapter à cet album car je l’avoue, sans honte, je suis un fan de speed mélodique. Quoique qu’il y a sur cet album des chansons qui m’ont accrochées à la première écoute.

Mes chansons préférées : La puissante « Riding the Storm » qui est la plus speed mélodique de l’album, héhé! L’instrumentale « Highland Glory », la heavy punché « Bad to the Bone », « Tortuga Bay » et la chanson heavy pour se faire aller la tête de l’avant vers l’arrière au rythme de ses guitares « Battle of Waterloo ». Même si ce n’est pas un essentiel aux fans de Power Metal, je recommande cet album. Pour les fans de Heavy, je crois que vous allez apprécier. Bonne écoute!
Note : 7.8/10
Liste des pistes :

01. Riding the Storm
02. Renegade
03. Evilution
04. Running Blood
05. Highland Glory (Eternal Fight)
06. Marooned
07. Bad to the bone
08. Tortuga Bay
09. Death or Glory
10. Battle of Waterloo
11. March On
12. Hanged Drawn and Quartered (Bonus)
13. Win or Be Drowned (Bonus)

Critique CD : Running Wild - Port Royal (1988)

Style : Heavy Metal
Compagnie : Noise Records

Running Wild est sans aucun doute l’un des piliers de la musique heavy métal en Allemagne et ce, malgré une popularité qui a connu des hauts et des bas. Ce n’est pas un groupe qui a eu une très grande reconnaissance au niveau de la scène métal internationale mais dans leur pays d’origine, ils sont très respectés. Le groupe est apparu au cours des années ‘80 avec la vague grandissante du heavy metal conduite par des groupes tels que Iron Maiden par exemple. Je l’avoue, je n’ai pas suivi ce groupe à leurs débuts. J’avais eu l’occasion d’entendre leurs premiers albums mais je n’avais pas accroché du tout.

Ceci dit, ce n’est que plus tard que je suis revenu à eux. Car, à mon avis, ce groupe a connu une belle période de prospérité entre les années 90 et 95 environ. Et je crois que ce fut la meilleure période de leur carrière musicale. Alors pourquoi, je vous parle de cet album-ci ? En fait, je l’ai acheté pour une seule chanson en particulier (pauvre fou que je suis!) dont le refrain me hantait. Héhéhéhé! Il s’agit de « Conquistadores ». De plus, un autre aspect fort intéressant de Running Wild, c’est que pendant longtemps ils ont abordé presque en exclusivité des thèmes reliés à la piraterie, les flibustiers, conquêtes de la mer, etc. C'est leur marque de commerce.

Sans hésiter, les musiciens se présentent sur la scène habillés de vêtements de cuir au design pirate. Rapidement, les fans de métal les ont identifié hors du lot des groupes qui fleurissaient en Europe dans ces années-là. Running Wild œuvre dans un heavy metal traditionnel aux passages de speed métal et de mélodies par endroits. Coté vocal, Rolf Kasparek (chanteur et guitariste) a une bonne voix (mid-range) mais rien pour épater les fans par ses prouesses. Elle agrémente bien les chansons. C’est tout. En comparaison, je ne veux pas identifier le groupe directement à celui de Manowar, mais ils s’y approchent à l’occasion. Tout comme si Hammerfall sont les templars du métal, Running Wild sont les pirates du métal. L’idéologie est tout à fait similaire. « Battons-nous pour faire valoir notre opinion et aussi la musique métal. »

Coté sonorité, c’est plutôt passable. Disons que pour l’année de sa sortie, j’ai déjà entendu mieux. Et il est fort probable qu’aujourd’hui, même un fan invertéré de métal ne voudra écouter cet album à cause de cela. Toutefois, je crois que cet album est disponible dans une version remasterisée, il faudrait vérifier. « Port Royal » n’est pas un album que je recommande aux fans car il n’a pas vraiment assez de bonnes chansons dessus. Moi, j’ai aimé « Conquistadores », il y a le refrain de « Uaschitschun » qui m’a accroché, et l’instrumentale à la basse « Final Gates ». C’est tout. Les albums suivants sont beaucoup plus intéressants à mon avis. J’ai cet album uniquement pour compléter ma collection.
Note : 7.3/10

Liste des pistes :

01. Intro
02. Port Royal
03. Raging Fire
04. Into the Arena
05. Uaschitschun
06. Final Gates
07. Conquistadores
08. Blown to Kingdom Come
09. Wratchild
10. Mutiny
11. Calico Jack

Critique CD : Rhapsody - Symphony of Enchanted Lands II - The Dark Secret - (2004)

Style : Symphonic Power Metal
Compagnie : Magic Circle Music / SPV
Après ma déception du dernier album et aussi de ma grande lassitude du Power Metal Symphonique de Rhapsody qui ne change pas, je m’étais promis de ne plus acheter de leurs albums. Et là, durant l’année, j’apprends que Christopher Lee, « Saruman » de la trilogie du « Seigneur des Anneaux », participera à titre de narrateur sur le prochain album du groupe. J’étais perplexe et à la fois curieux. Après tout, le groupe va peut-être nous sortir un chef-d’œuvre jamais égalé jusqu’à présent. Hum! Admettons que cela dépend du point de vue où l’on se place. Donc, je suis allé acheter cet album dès qu’il fut sortit en magasin. J’ai acheté le coffret avec DVD qui explique ce que le groupe a fait pour réaliser l’album, plus des vidéos bonis.

Bon. Après une première écoute, je n’avais toujours pas accroché. Et ce, malgré la superbe voix de Christopher Lee, les chansons comme « Unholy Warcry » ressemble trop à ce qu’ils ont fait auparavant. Aucune nouveauté de ce coté-là. Déjà que je commençais à trouver le style un peu ennuyant après toutes ces années, les musiciens ne sont venus guère me chercher avec ce nouvel album. Désolé. Et pourtant, je crains ne pas être le seul dans cette situation. Au moins une chose est sûre : avec Christopher Lee dans ce projet, le groupe Rhapsody s’est donné beaucoup d’exposure. Tant mieux pour eux. Pour ceux et celles qui les découvrent, cela doit être sensationnel mais pour ceux et celles qui suivent leur carrière, c’est du réchauffé. Il y a des passages intéressants mais pas assez pour faire de cet album une sommité.

Quant à la sonorité de l’album, mon opinion est divisée. Le groupe a eu recours a une véritable orchestre symphonique comme « Symphony of the Enchanted Lands », leur deuxième album, mais elle est beaucoup plus grandiose. Ce qui est parfait car tous les instruments sonnent parfaitement et ont du punch. Cependant, c’est le mix de l’album qui m’ennuie. La partie instrumentale est si bien enregistrée qu’elle écrase la partie du groupe et leurs instruments. C’est comme si on avait relégué délibérement le groupe au deuxième plan. Est-ce un album de Rhapsody ou un orchestre symphonique quelconque ? Le drum, la basse et la guitare sonnent très minces, de la piètre qualité tandis que l’orchestration et les chœurs surplombent le tout avec vigueur. D’ailleurs, je n’ai jamais entendu une partie orchestrale sonner aussi bien.

Non, cet album est un gros pétard mouillé à mon avis. Beaucoup de promos pour pas grand-chose. Rhapsody se complaît encore dans un style très usé jusqu’à la corde. Si je ne me retenais pas, je mettrais une note plus basse à cet album. Toutefois, en dépit du travail des arrangements musicaux qui ne sont pas nouveaux mais qui ont fait leur preuve par le passé, je laisse une note passable. Cependant, ce n’est pas un album dont je fais la recommandation aux fans de Power. Désolé pour Rhapsody, même s’ils ont mis beaucoup d’efforts dans ce projet, ce que je respecte, c’est un coup d’épée dans l’eau. Et de plus, je m’attendais à une nette amélioration des paroles, ce qui ne fut pas le cas.
Note : 7.4/10
Liste des pistes :

Disque 1 (CD)

01. The Dark Secret
02. Unholy Warcry
03. Never Forgotten Heroes
04. Elgard's Green Valleys
05. The Magic of the Wizards Dream
06. Erian's Mystical Rhymes
07. The Last Angels' Call
08. Dragonland's Rivers
09. Sacred Power of Raging Winds
10. Guardiani del Destino
11. Shadows of Death
12. Nightfall on the Grey Mountains

Disque 2 (DVD)(Édition Limitée) 

01. Unholy Warcry (version courte)
02. Unholy Warcry (version longue)
03. Unholy Warcry (version allongée)
04. Documentaire sur l'enregistrement
05. La création du dragon
06. Entrevue avec Christopher Lee
07. Documentaire sur l'enregistrement à Wolfsburg
08. Création du vidéo Unholy Warcry
09. Enregistrement avec l'orchestre