01 juillet 2012

Critique CD : Rhapsody - Power of the Dragonflame (2002)

Style : Symphonic Power Metal
Compagnie : Limb Music

Alors que Luca Turilli s’amuse à changer de classification sa musique autant qu’il sort d’albums différents sur le marché mais tous similaires, Rhapsody offre son dernier opus avec la compagnie de disques Limb Music. Le groupe Italien, pionnier du Power Metal Symphonique n’a plus de preuves à faire quant à savoir s’ils ont les seuls à œuvrer dans ce style musical. Beaucoup de groupes tenteront de les imiter mais sans succès. Il semble être les seuls souverains de cette épopée épique, le problème; c’est qu’il ne semble pas non plus se renouveller. Il se complaise dans leur succès en offrant un album pareil en tout points que ses prédécesseurs. Pour ma part, je l’avoue, j’ai décroché de ces refrains majestueux qu’ils le sont juste pour le fait de dire qu’ils le sont. De plus, sans que la mélodie nous entraînent vraiment. Tout comme les chansons rapides qui ne donnent même plus la chance de respirer à l’auditeur. On y retrouve toujours les éléments symphoniques sauf que la magie n’y est pas. Est-ce que parce que je m’y suis habitué. Peut-être…

Oui, je sais que certains d’entre-vous iront jusqu’à me dire qu’au point de vue des arrangements musicaux, il y a des passages plus intéressants qu’avant. Bon, oui mais il se me faut un dictionnaire pour apprécier de la musique, alors c’est qu’elle ne me touche pas. C’est pour cela que je ne suis pas un fervent de musique progressive. Oui, je respecte les musiciens talenteux mais lorsque l’on tombe dans la technicalité, je m’ennuies. Et ici, Rhapsody ne fait qu’appliquer une recette déjà connue depuis fort longtemps. Il n’y a rien qui sort de leur quotidien. J’ai l’impression que l’on a appliqué des clichés du Power sans y mettre de l’âme. À mon avis, il y a toujours une balance à respecter entre le « feeling » et la « technique ». De plus, je ne trouve pas que la guitare fait de grosses prouesses, arpèges habituelles, riffs rapides et c’est tout.

C’est du réchauffé tout cela. Désolé de vous décevoir. La musique est compressée comme un gros pain rassis. Et s’il y a quelqu’un qui peut me distinguer les lignes de la basse et du drum avec les orchestrations, félicitations! Pour ma part, j’ai déjà entendu de la musique qui respire plus que cela. Anyway, c’est l’ère où la musique est mixée pour les baladeurs et les radios portatifs. Sur un système de son, admettons, que ce n’est pas de la grosse qualité ce disque. Hmmpf! Au moins, il y a une chose de positive : c’est que le nom de Rhapsody n’est plus étranger sur la scène métal internationale. Ils sont les maîtres incontestés de leur style sauf que pour bien des gens comme moi qui suivent leur carrière depuis les débuts, on s’essouffle. Cet album n’est pas un essentiel. Le groupe a fait mieux auparavant. Et puis merde, aux narrations en plein milieu de la musique...

Note : 7.8/10
Liste des pistes :

01. In Tenebris
02. Knightrider Of Doom
03. Power Of The Dragonflame
04. The March Of The Swordmaster
05. When Demons Awake
06. Agony Is My name
07. Lamento Eroico
08. Steelgods Of The Last Apocalypse
09. The Pride Of The Tyrant
10. Gargoyles, Angels Of Darkness
 

Critique CD : Rhapsody - Rain Of A Thousand Flames (2001)

Style : Symphonic Power Metal
Compagnie : Limb Music

Que de rumeurs circulent alors que le guitariste et aussi fondateur du groupe, Luca Turilli commencent à montrer son insatisfaction envers sa compagnie de disque : Limb Music. Rhapsody sort un mini-album d’une durée de 40 minutes ??? Et qui plus est, n’est pas, selon les dires du groupe, un album officiel. Euh, je suis confus. Bon. Apparement, il y a des conflits internes et cela annonce la fin imminente entre Rhapsody et Limb Music. Bon. Certains bavardages racontent que supposément le groupe Italien ait eu une envie de changer d’orientation musicale avec un projet black metal intitulé « Rhapsody in Black » et que la compagnie refuse de parainer. (???) En fait, les vraies raisons de cette séparation est que selon Luca Turilli, Limb Music n’investit pas assez d’argent dans le marketing de leur groupe et ils veulent être mieux représentés.

Peu importe, les brouhahas techniques, Rhapsody nous offre un album à la hauteur de leur réputation. La chanson de l’album « Rain of a thousand Flames » est une véritable bombe. Imaginez quelqu’un qui vous frappe allégrement sur la mâchoire avec un bâton de baseball en acier. C’est l’effet que cela m’a fait. J’ai beaucoup aimé le beat de drum de la chanson « Queen of the Dark Horizons » à certains endroits. Cependant, c’est un album prédictif. Il n’y a pas grand nouveautés d’avec ce que le groupe offrait avant. La qualité sonore de l’album est excellent mais comme je commence à m’essouffler du style. Et les chansons longues ne sont pas nécessairement ma tasse de thé. Ce que je veux dire; de longues chansons doivent être bien menées pour garder l’intérêt de l’auditeur tout au long de celles-ci, ce qui n’est pas toujours le cas ici. De plus, un détail qui commence à m’ennuyer sérieusement, ce sont les passages narratifs. Ils sont trop longs.

Par contre, les refrains sont toujours aussi majestueux et faciles à retenir. Cependant, après trois albums, on commence à sentir la répétition de patterns musicaux, comme des passages rapides suivis de passages lents, puis rapides. Admettons que pour Rhapsody, on dirait que : « Plus ça change et plus, c’est pareil. » Et ce, même si les chansons ne sont pas désagréables à écouter, leur musique me fait penser à du bonbon. On accroche tout de suite au premier coup, on consomme rapidement (ne dure longtemps) et on passe à autre chose immédiatement après. C’est exactement mon cas : Pendant trois semaines, j’écoute l’album sans relâche, puis je me lasse aussitôt et ensuite, je le place dans ma collection de CDs pour l’écouter de nouveau plus tard… beaucoup plus tard… De plus, le vibrato de chèvre chantante « bêêêêee » de Fabio Lione m’agace royalement.

Ma chanson préférée est « Rain of Thousand Flames ». Les autres, je les savoure à titre égale, à part les intros et la narration que je n’aime pas. C’est un bon album mais pas un essentiel du groupe. Donc, cela s’adresse aux fans du groupe en premier lieu. Je ne crois pas que le fan typique de Power Metal ne se sentirait concerné de ne pas avoir cet album.
Note : 8.3/10

Liste des pistes :

01. Rain Of A Thousand Flames
02. Deadly Omen
03. Queen Of The Dark Horizons
04. Tears Of A Dying Angel
05. Elnor's Magic Valley
06. The Poem's Evil Page
07. The Wizard's Last Rhymes
 


Critique CD : Rhapsody - Dawn of Victory (2000)

Style : Symphonic Power Metal
Compagnie : Limb Music

Deux ans ont passé depuis la sortie de « Symphony Enchanted Lands » de Rhapsody. Le groupe s’est imposé dès le départ comme les pionniers du Power Metal Symphonique, bien sûr, Luca Turillli, le guitariste, s’amuse à trouver des nouveaux genres à sa musique en l’appelant le « Hollywood Metal » ou « Score film metal », car il dit que sa musique ressemble à celle utilisée dans les films. Bon. Laisse-le se compliquer la vie s’il le désire et restons simple voulez-vous. Lorsque j’ai vu sur les étagères du magasin, cette édition limitée de Rhapsody, je l’ai acheté immédiatement. Il faut dire que ce gros livre de plus de 60 pages en couleurs, aux pages lustrées, est impressionnant. Et ce qui m’est passé par la tête, Rhapsody a vraiment du budget pour se payer un truc pareil! Nul doute que ce groupe Italien s’impose sur la scène métal.

Il nous revienne encore avec un album de Power Metal Symphonique mais qui est beaucoup plus similaire au premier « Legendary Tales » que le mélodique « Symphony of Enchanted Lands ». Il est direct et efficace. On y retrouve tous les clichés du style et les points forts du groupe, c'est-à-dire les fameux refrains majestueux dans une musique sans répit avec des solos enflammés. La guitare est davantage présente et les orchestrations symphoniques sont ramenés un peu plus vers l’arrière. Le clavier de style clavecin prime aussi. Il est à noter que cette fois-ci, le groupe Rhapsody n’a pas eu recours à un véritable orchestre mais a utilisé plus des samplings (séquenceurs) pour cet album. Peu importe, le résultat est fort intéressant. On commence à ressentir l’arrivée des compresseurs dans le son, ce qui nous fait perdre un peu le jeu de la basse avec les bassdrums du drums. Et en parlant d’arrivée, que dire du nouveau drummeur de la formation : Alex Holzwarth. C’est une véritable machine. D’ailleurs, sans en enlever à M. Holzwarth, je commence à croire que c’est un drum électronique qu’il a utilisé pour l’enregistrement de l’album. C’est trop précis à cette rapidité, même pour un musicien expérimenté. Anyway, nous sommes dans l’ère des “triggers” de drums. Donc, tout est possible.

Que dirais-je de plus sur cet album sans me répéter de ce que j’ai dit auparavant sur Rhapsody ? Les influences baroques et classiques transpirent tout le long de cet album qui est une bonne suite aux albums précédents. Cependant, on commence à ressentir un peu de répétition dans la musique, des riffs et arrangements qui sont très similaires aux albums prédécesseurs. Au niveau des paroles, le groupe Italien continue son épopée au monde d’Algalord au plaisir des fans. Force de me l’avouer, je n’ai jamais été un fervent de paroles dans la musique, quelle que ce soit. Donc, cela ne me laisse ni chaud, ni froid. Cependant, je dois dire que les paroles sont très limitatifs. Ce sont souvent les mêmes qualificatifs qui reviennent.

Malgré que les chansons soient bonnes en général, il y a une petite baisse de mon intérêt. Oui, je suis d’accord pour que les groupes puissent réutiliser la recette de leur succès mais parfois, de nouvelles variations ou avenues musicales permettent au groupe d’éviter de sombrer dans la répétition. Toutefois, « Dawn of Victory » est un excellent album qui se démarque au-delà de la moyenne de ce qui se fait sur le marché. À mon avis, cet album contient la meilleure chanson à vie de Rhapsody : « Holy Thunderforce ». Mes chansons préférées, pas mal toutes mais je dois souligner que « Bloody Rage of Titans » avec son refrain un peu bizzaroide est la moins bonne pièce de cet album. Quoiqu’il y a tout de même des passages intéressants. J’aime beaucoup l’instrumental « Trolls in the Dark » avec ses passages au beat de Polka. Héhéhé! Je conseille cet album aux fans de Power Metal sans le moindre doute.
Note : 8.8/10
Édition Limitée:

CD1

01. Lux Triumphans
02. Dawn of Victory
03. Triumph for My Magic Steel
04. The Village of Dwarves
05. Dargor - Shadowlord of the Black Mountain
06. The Bloody Rage of the Titans
07. Holy Thunderforce
08. Trolls in the Dark
09. The Last Winged Unicorn
10. The Mighty Ride of the Firelord

CD2

01.Guardians (reprise d’Helloween)
02.The Mighty Ride of The Firelord (Edit version)
03.Holy Thunderforce (Alternate version)
04.Triumph of my Magic Steel (Alternate version)
05.Multimedia Tracks
-Holy Thunderforce (Video)
-Epicus furor – Emerald Sword (Video)
-Wisdom of the Kings (Video)
-Algalord Chronicles I, II et III
-Photo Gallery
-Track Commentary
-Screensavers