07 janvier 2017

Critique de jeu : QUANTUM BREAK


Voici un jeu que j’ai relativement bien aimé. En fait, probablement qu’il serait passé inaperçu pour ma part si cela n’avait pas été des acteurs de cinéma que l’on voit dans le jeu. Il met en vedette Shawn Ashmore (Iceman dans X-Men) qui incarne le personnage principal Jack Joyce et Aidan Gillen (Petyr Baelish dans la série télé populaire  «Game of Thrones»). Je dois vous avouer que j’ai tout particulièrement aimé le rôle de M. Gillen dans celui de Paul Serene. On aime le détester dans ses rôles de personnages méchants. ;) Il y a aussi une panoplie d’acteurs, plus ou moins connus, dans la distribution (casting) du jeu et qui font tous un excellent travail de support. Ce qui rend le tout crédible. Alors, vous aurez rapidement compris que ce jeu mise beaucoup sur son histoire que sur les nouveaux aspects technologiques en tant que tels. Je veux dire : ce jeu ne réinvente pas la roue du gameplay (ex. : FreeFlow combat, etc.), et ce, même s’il y a des options intéressantes. Il combine plusieurs aspects que l’on retrouve dans un FPS de base.

De plus, je l’avoue très sincèrement qu’au fil de mes années de «gamer», j’ai toujours adoré les jeux qui combinent leur visuel avec des cinématiques réelles avec de vrais acteurs. Pour moi, c’est de l’immersion à son paroxysme. J’aime! :) Je n’ai qu’à penser «Need For Speed : Undercover», les vieux jeux des années «90 comme «Gabriel Knight» ou encore la série des «Wing Commander» avec Mark Hamill. Pour moi, il n’y en pas assez sur le marché.

Hormis cela, Quantum Break offre un très beau visuel. Parmi les meilleurs de ce qui se fait en ce moment. Les tableaux se succèdent sans être répétitifs. Même s’ils sont directifs, on se promène du point A au point B sans trop de possibilités de s’écarter du chemin, leur réalisation demeure toutefois vraisemblable. Il en va de même pour les dialogues de tous les personnages qui semblent avoir été faits par des «motions-capture» afin de permettre une meilleure synchronisation de mouvements de leurs bouches et du son audio.

Quant à l’histoire, celle c’est de Jack Joyce qui est convoqué par Paul Serene, un de ses amis scientifiques, à un rendez-vous secret dans un laboratoire de l’université de Riverport. Et ce, afin de l’aider à faire fonctionner une machine à voyager dans le temps. Cependant, l’expérience est un échec catastrophique qui causera le phénomène de la «Fracture du temps» et possiblement, la fin du monde dans un avenir proche. Changé à tout jamais par une dose de radiation appelée «Chronon», Jack découvrira de nouveaux pouvoirs. Entre autres, il peut figer le temps pendant une courte période ou encore, se déplacer très, très rapidement d’un point à un autre. Mais il n’est pas le seul, car Paul possède aussi ces mêmes pouvoirs. Toutefois, son agenda risque de mettre en péril toutes formes de vie sur terre. Et il n’y a que Jack qui puisse l’arrêter.

Hum! La dernière fois que j’ai vu un jeu où l’on pouvait manipuler le temps était «Timeshift». Ce qui était pas mal original à l’époque, :) Avec Quantum Break, on amène cela à un niveau fort intéressant. Ce jeu vient sous forme épisodique de 4 chapitres. Dans ces chapitres, le joueur pourra gagner des points chronon pour débloquer de nouvelles compétences (pouvoirs) ou encore, améliorer ceux qu’ils possèdent déjà. Il aura l’occasion aussi de porter des armes afin de venir à bout des ennemis les plus coriaces. J’ai joué à ce jeu en mode normal et je vous dirais que pour un habitué des FPS, il n’est pas très difficile à réaliser. :) Par contre, il y a quelques passages que j’ai recommencé en boucle, car c’est au niveau du gameplay que j’ai eu des difficultés. En effet, certaines compétences avaient de la difficulté à se déclencher adéquatement et au bon moment. Comme si la manette de jeu pour PC avait une latence lorsque l’on presse un bouton. Notamment, les boutons «RB» et LB» de la manette, deux pouvoirs sont placés sur chaque bouton et leur déclenchement m’ont fait grincé des dents à quelques reprises. J’aurais préféré qu’ils soient séparés par la croix tant qu’à cela.

Coté gameplay, j’ai fait le jeu avec la manette pour PC. En général, cela a bien été, hormis quelques problèmes de déclenchement. Apparemment, la compagnie Remedy a investi beaucoup au point de vue de l’AI du jeu, de sa composition audio et même sur son aspect de narration de l’histoire (inspirée de vraies thèses quantiques). Et ce, afin de faire passer ce jeu à un niveau supérieur. Personnellement, je n’ai rien remarqué d’époustouflant de ce côté. Soit tout cela est réellement bien ficelé comme il se doit ou ils n’ont pas réussi à obtenir le résultat escompté. : P Pour ma part, j’opterais pour le premier choix. 

Il y aurait aussi une grande rejouabilité à ce jeu. C’est-à-dire que si l’on recommence le jeu, on peut faire des choix différents. Sur ce point, je ne peux vous en parler, car je ne l’ai pas essayé. Comme j’ai découvert pas mal tous les trucs à découvrir dans ce jeu, je ne sais pas jusqu’à quel point mon expérience serait différente. Un jour, je vérifierai cela...

En terminant, je recommande ce jeu à tous les types de joueurs, car il est très bien réalisé. Parmi les meilleurs de l’année 2016. Il possède une certaine complexité d’histoire qui ne peut convenir à tous, mais dans son ensemble, c’est une œuvre intelligente qui plaire à tous. 

Gr : 5Gm : 5In : // Dv : 1  (10 heures), Prix : 43,99$ (Steam)

Note : 15/15

Site officiel : http://www.quantumbreak.com/

Bande-annonce :