25 mai 2013

Critique de jeu : RESIDENT EVIL - REVELATIONS


Il était évident pour moi qu'après la sortie de l'excellent jeu de "Resident Evil 6" il y a, à peine 2 mois sur PC,  que j'achète celui-ci dès sa sortie aussi. Or, il y a des amis "gamers" qui m'avaient prévénu que le jeu était déjà sorti depuis un certain temps sur la 3DS de Nintendo. (Oui, ces petits appareils de jeux de poches). Toutefois, j'aime bien me faire une opinion sur le sujet...

À mon avis, je crois que la compagnie CAPCOM a flairé le succès avec RE6, et qu'elle a su qu'elle allait faire quelques dollars $$$$ supplémentaires avec cette adaptation sur PC en voguant sur l'engouement de RE6. Oui, car visiblement ce jeu est une adaptation : il n'y a qu'à regarder les graphiques pour comprendre immédiatement. Même s'ils ne sont pas déplaisants en soi, il y a moins de polygones, moins d'ombrages et d'éclairage dynamique. La palette de couleur utilisée reste étonnament dans les mêmes tons tout au long du jeu. Ce qui est normal puisque une 3DS ne possède pas un processeur et une carte graphique aussi puissante qu'un PC. Donc, pour les développeur de jeu, il faut économiser là-dessus. Et comme c'est une adaptation pour PC, il ne fallait pas s'attendre à ce que la compagnie CAPCOM fasse redévelopper le jeu pour exploiter au maximum les ressources d'un PCLa bonne nouvelle, c'est qu'à cause de cela, le jeu est extrêmement fluide. Cool. Et les endroits où il y a des chargements (loading), c'est rapide.

Par contre, est-ce un Resident Evil ou un jeu de portes ? Je m'explique. Comme le jeu est à l'origine pour une 3DS et une économie de mémoire vive, les pièces que l'on visite sont très petites. On passe la plupart du temps à ouvrir et à fermer des portes. Tellement, que cela en est presque ridicule, voire drôle. C'est quasiment le son ("clac") que l'on entend le plus souvent comparativement aux coup de feu de son fusil. Les cinématiques sont biens en général, un peu carrées, certes, sans être parfaites ou superbes comme celles de RE6 qui nous donnent l'impression d'écouter un film. Cependant, elles sont plus belles que certaines cinématiques de jeux plus récents sur le marché actuel. Héhéhé!

Coté histoire : C'est un peu limité. On incarne Jill Valentine et son ami Parker qui ont pour mission d'aller inspecter un étrange bateau sur mer. On y incarne aussi Chris Redfield et d'autres personnages à certaines occasions et même on voudrait aller plus loin dans leur histoire à eux mais on est inexorablement ramené au bateau étrange avec Jill. Donc, on monte et on redescend les étages de l'immense bateau, on ouvre et on ferme des portes, on revient sur nos pas, on tue des monstres qui nous bloquent le chemin. Ou, si vous êtes chanceux, vous passez rapidement à coté d'eux sans vous battre mais quelques fois, vous n'avez pas le choix pour accomplir l'objectif de la mission. Le jeu en tant que tel n'est pas très difficile à faire. L'histoire est segmentée en douze épisodes, et chacun des épisodes contient deux segments qui peuvent prendre environ de 4 minutes à 20 minutes maximum à réaliser.  

Mon gros point négatif : Même si l'intérêt pour le jeu est plus ou moins élévé, la durée de vie est incroyablement ridicule. Pour le prix que l'on paie 49,99$, c'est du vol! Ce jeu m'a pris 8 heures à terminer. Donc, je recommande aux joueurs qui n'ont pas acheté ce jeu d'attendre qu'il soit à un prix beaucoup plus réaliste. De plus, ce jeu n'est pas un essentiel, même si vous suivez l'histoire de Resident Evil depuis le début de la saga. C'est une déception.

Gr : 3, Gm : 4, In : 2 // Dv : 1 (8  heures), Prix : 49,99$ (Steam)

Note : 9/15
Site officiel du jeu : Site officiel

Bande annonce (anglais) :