03 août 2017

Critique de jeu : DEUS EX - MANKIND DIVIDED


En 2011, lorsque la jeune compagnie Eidos Montréal a sorti Deus Ex : Revolution, j’avais acheté le jeu avec de grands espoirs (notamment pour encourager une compagnie de mon petit coin de pays;) ), mais, malheureusement j’avais été très déçu sur plusieurs aspects de ce premier opus. Tellement que je m’étais juré de ne pas acheter la suite. :P Or, Deus Ex : Mankind Divided est apparu sur le marché l’an passé (2016) et ce n’est que la semaine dernière que je m’y suis risqué. Finalement, il est beaucoup mieux que je l’imaginais...

Avec un personnage qui a une apparence qui nous fait penser à Neo dans la Matrice et un environnement qui ne va pas sans nous rappeler le monde de Blade Runner, Deus Ex : Mankind Divided est un petit chef-d’œuvre au niveau du visuel. Les lieux sont peaufinés, crédibles et très bien adaptés à l’univers de la science-fiction. Bien sûr, comme je n’ai pas acheté le jeu à sa sortie, je n’y ai vu aucun problème (bugs). Si ce n’est que les tableaux dans lequel doit évoluer le personnage sont très à long à charger, même pour une machine aussi performante que la mienne. C’est peut-être l’un des reproches majeurs que j’aurais à lui faire, mais je vous avoue en toute sincérité qu’il y a du mérite à être patient, car une fois le chargement terminé, le contenu est fluide. C’est peut-être le prix à payer pour avoir des graphiques aussi beaux. ;)

Pour l’histoire : c’est celle d’Adam Jensen, un ancien policier des forces spéciales dont une grande partie de son corps a été remplacé par des membres cybernétiques à la suite d’une explosion l’ayant laissé pour mort. Aujourd’hui, en 2029, les humains « augmentés » (ayant des membres robotisés) sont une chose courante dans la société. Cependant, ils sont mis à l’écart des autres humains « naturels » à cause d’un événement sans précédent qui a causé la mort de plusieurs milliers de personnes sans augmentation dans le monde. Dès lors, de nouvelles factions sont apparues. D’un côté, il y a les humains « naturels » qui militent contre le droit à l’augmentation, voire même de vivre dans les mêmes endroits que les gens qui en bénéficient, et de l’autre, il y a les humains « augmentés » qui en ont assez de vivre dans un climat d’oppression. Tout cela amènera son lot de fanatiques dans les deux camps et des attaques terroristes connaîtront leurs débuts...

Pour sa part, Jensen (mi-homme mi-robot) qui travaille pour la force spéciale de Interpol se retrouvera aux prises avec un incroyable dilemme : celui de protéger ses semblables contre les injustices ou de continuer à faire respecter la loi malgré l’oppression. Et il sera amené à faire des choix cruciaux lorsqu’il découvrira que des attentats terroristes se trament dans sa ville. Pour quel camp optera-t-il ? C’est à vous de choisir...

Je dois vous dire que j’ai bien aimé l’histoire comparativement à son prédécesseur. J’ai trouvé la trame principale ainsi que les missions secondaires intéressantes. Pour ceux et celles qui n’ont jamais joué à Deus Ex auparavant, ce jeu se classe parmi les FPS et aussi à la fois RPG. En tant que joueur, vous serez amené à ramasser des indices autour de vous afin d’ajouter un peu plus à la compréhension de l’histoire en général. Mais, cela fera aussi appel à votre dextérité au tir au fusil lors des combats. Toutefois, ce jeu peut-être réalisé avec un minimum de confrontations si vous le désirez. Il s’agit tout simplement d’être un peu discret dans vos déplacements ou actions à commettre.

Le personnage possède une série de compétences que vous pouvez améliorer au fil du jeu. Ceci dit, il n’est pas nécessaire de toutes les débloquer pour réussir le jeu. Pour ma part, je n’ai pas du tout débloqué celles cachées qui amenaient de la surtension à mon système biomécanique (oui, celles qui semblaient vraiment amusantes), et j’ai réussi le jeu pareil. Donc, si pour vous dire que si vous êtes discret, vous pouvez pas mal tout réaliser. Dans l’essentiel, vous avez besoin de force pour déplacer les objets lourds et des compétences de « hacking » pour les ordinateurs. Le reste, c'est secondaire. ;) 

Ensuite, vous avez une panoplie d’armes que vous pouvez transporter. Cependant, comme les jeux de Resident Evil, votre espace est limité. Mais, vous pouvez l’agrandir au fil du temps. Pour ma part, un petit fusil lançant des balles électriques m’a suffi pour éliminer toutes les menaces (ou presque). Et si au départ du jeu, j’étais la personne la plus furtive qui soit, je vous avouerai que vers la fin, je me suis à éliminer allègrement tous les policiers de la ville, et ce, pas d'une façon subtile. Je crois qu’en ayant accompli toutes les missions secondaires avant de réaliser la trame principale, cela m’a donné assez d’expérience pour devenir une véritable machine de combats.

Coté gameplay : j’y ai joué avec le clavier et la souris. Pour les jeux de tirs, en général, cela est mon style de configuration préféré. Et comme les tirs à la tête sont importants dans ce jeu, alors la précision est de mise dans ce cas-là. J’ai donc laissé ma manette de côté. De plus, je dois souligner l'excellence de la musique dans le jeu qui nous rappelle celle de Vangelis (Blade Runner) et qui va bien avec l’ambiance. Et ce, sans oublier, la traduction francophone qui est bien réalisée.  

Comme points négatifs, il y a quelques aspects qui sont répétitifs dans le jeu : notamment les piratages d’ordinateurs et aussi le fait que l’action se déroule en majeure partie dans la ville de Golem. On réalise beaucoup de va-et-vient entre les quartiers. Cependant, les concepteurs ont été assez futés pour mettre, au cours de l’histoire, deux ou trois tableaux supplémentaires pour faire sortir le joueur de son encadrement familier. Et cela, je crois que c’est une très bonne idée puisque ça enlève la monotonie des lieux trop souvent visités et ajoute du piquant pour le joueur. En tous cas, moi, cela a gardé mon intérêt jusqu’à la fin du jeu.

En terminant, je recommande facilement ce jeu à tous puisque c’est une belle réalisation en soi. Je suis content que la compagnie Eidos Montréal (avec Square Enix) ont su améliorer le jeu comparativement à son prédécesseur, et ce, sur plusieurs aspects. Félicitations! Et bon jeu...

Gr : 5Gm : 5In : 4 // Dv : (30 h)  Prix : 69,99$ (Steam)

Note : 14/15

Site officiel : https://www.deusex.com/

Bande-annonce :