11 août 2013

Critique de jeu : POSTAL 3

Il fallait absolument que je joue à la suite du jeu le plus irrévérencieux que je connaisse. Je m'explique : Au début des années 2000, plus précisément en 2003, sortit un jeu vidéo qui fit couler beaucoup d'encre et ce, partout dans le monde. Il s'agissait de Postal 2. Il n'en fallait pas plus à l'époque pour que je me le procure afin de savoir de quoi il en retournait. D'autant plus que ma curiosité avait été piquée au vif puisque le jeu avait été interdit dans plusieurs pays, dont notamment la France. La popularité du jeu a été due en grande partie à Internet où la censure n'existe pas! (ironie). Hum!

Dans Postal 2, on incarnait un espèce de "loser" appelé "The Dude" (Le mec) et il vivait dans une roulotte désaffectée située dans un dépotoir d'une petite ville de campagne. Les missions s'étalaient sur 5 jours et comportaient de la simple mission d'aller chercher une pinte de lait au dépanneur du coin jusqu'à survivre à un apocalypse. Jusque là, cela peut vous sembler banal mais c'était plutôt le fils des événements incontrôlables qui en découlaient par la suite qui, eux, étaient "politiquement incorrects". Par exemple, le dépanneur du coin se faisait attaquer par des extrémistes, etc. 

Dans ce jeu, on y retrouvait tous les clichés des préjugés racistes, sexuels, de l'usage de drogues et même de croyances religieuses. Ils y étaient tous inclus de manière délibérée et/ou de façon subjective. Néanmoins, comme une comédie sombre et salée, la compagnie "Running with scissors" laissa aux joueurs la liberté d'aborder ce jeu avec humour. Mais il est plus qu'évident que cela ne pouvait pas plaire à tout le monde...

Ceci dit, Postal 2 fut l'un des premiers jeux où le joueur pouvait faire à peu près n'importe quoi. Bref, expérimenter l'interdit. (Ex: Foutre le feu aux gens, les frapper à coups de pelle, etc.) Vous voyez le genre ? L'histoire en soi n'était pas si mauvaise que cela : c'était un ramassis de malheurs qui semblaient accablés "The Dude" et souvent la seule façon de s'en sortir était de tirer sur tout ce qui bouge. Et il y a quelques fois où j'ai vraiment souri du ridicule de la situation. Car, il faut prendre ce jeu à la légère. Et il est évident qu'il ne s'adresse pas aux jeunes, mais aux adultes qui sont responsables. C'est un jeu, pas la réalité!

Dans Postal 3, on a voulu relancer le jeu et déjà les critiques fusaient de tous les cotés. Car, comment pouvait-on faire la suite à un jeu interdit ? De plus, avec le film "Postal" de Uwe Boll, le spécialiste des adaptations très 'navets' de jeux vidéos et qui s'inspire du jeu, rien de mieux pour créer une marée médiatique. Pour ma part, j'ai attendu que Postal 3 soit en rabais, moins de 10$, pour l'essayer. Et comme je m'attendais à jouer à quelque chose de vraiment médiocre,  je ne fus pas loin de la réalité.

Pour cet autre volet du jeu, les concepteurs ont utilisé le moteur 3D de Valve. Sur le coup, je me suis dit : "Wow!" mais croyez-le ou non, malgré que c'est un moteur graphique qui a fait ses preuves par le passé, ils ont réussi à créer des bugs avec! Il m'est arrivé à quelques reprises que le jeu ait figé. Plus rien. J'ai dû le faire exécuter de nouveau. Au moins, la bonne nouvelle c'est qu'il est facile de configurer les touches du clavier. C'est déjà ça de gagner. Je vous dirai que les graphiques en soi sont corrects. Rien d'extraordinaire. Normal. Mais, je sais que pour plusieurs d'entre-vous qui ont peut-être déjà essayé Postal 2, vous vous demandez est-ce que l'histoire en vaut la peine ? Ma réponse est non! En fait, peut-être est-ce que c'est du déjà vu ou tout simplement, l'élément de surprise n'est plus là, mais Postal 3 n'est pas très intéressant. Les missions sont banales et souvent des prétextes à de l'humour pas très recherché, même pour quelque chose d'aussi "politiquement incorrect".

Aussi, il y avait beaucoup de choses que l'on pouvait faire dans Postal 2 et que l'on a enlevé dans Postal 3. À mon avis, même si la compagnie prétend se foutre de la critique et de la censure, je crois que si elle n'avait pas baissée le ton d'un cran avec ce jeu, il n'aurait jamais pu être mis en vente. Le jeu n'est qu'un simple "shooter" (FPS) avec comme trame de fond un humour qui se veut acéré mais qui manque de punch. Désolé, tout comme les films de Uwe Boll, c'est un échec. Ce jeu est à éviter! Même moi, qui était curieux, j'aurais pu investir mon argent ailleurs. Voilà!

Gr : 3Gm : 3In : 2 // Dv : 1 (5 heures) , Prix : 19,99$ (Steam)

Note : 8/15


Site officiel : http://www.runningwithscissors.com/main/

Bande annonce :