17 décembre 2017

Critique de jeu : THE EVIL WITHIN 2


Malgré que le jeu Evil Within m’avait gravement déçu et que son DLC : The Assignment m’avait reconquis un peu, j’ai décidé de donner une chance à ce second opus de la série des Evil Within. Et croyez-moi, cette fois-ci, je l’ai apprécié. :) Oui, il y a de bons éléments dans ce jeu qui comblera, non seulement, le joueur friand d’ambiance d’horreur, mais aussi, le joueur qui aime abattre les méchants. Évidemment, tout dépend au niveau de difficulté auquel vous voulez jouer à ce jeu.

Pour l’histoire, c’est celle du détective Sebastian Castellanos (héros du 1er jeu) qui, 3 ans après les événements tragiques de l’hôpital psychiatrique de Beacon, est toujours hanté par la disparation de sa femme et de la mort de sa fille Lily dans l’incendie de son domicile. Ayant quitté les forces de l’ordre, il traque sans relâche la mystérieuse organisation Mobius qui demeure toujours introuvable. Mais voilà, Juli Kidman, une ancienne partenaire et agent de Mobius l’approche et lui relève que sa fille est toujours vivante. Et qu’il pourra la revoir à condition qu’il travaille pour la compagnie. Il devra accepter de plonger à nouveau dans le STEM, une machine de réalité virtuelle simulant un monde aux aspects horrifiants.

Tout comme son prédécesseur, le jeu Evil Within 2 se démarque, lui aussi, par sa grande qualité graphique. Les décors, les objets, les monstres, l’ambiance en général sont réalisés de façon réaliste et admirable. Le jeu fait place aussi à un environnement plus grand que celui où le joueur est limité à explorer des corridors sans cesse. Il est intéressant de noter qu’il y a des endroits comme des petits villages que l’on peut explorer amplement, et se cacher facilement des agresseurs. D’ailleurs, à ce sujet, j’ai été heureux de constater que l’on peut semer nos poursuivants et qu’ils ne sont pas toujours là en train de nous traquer sans relâche jusqu’à la mort. Donc, à moins d’être un idiot qui aime se tirer tête baissée dans le tas, la furtivité peut réellement vous aider à réaliser ce jeu aisément.

Dans ce jeu-ci, vous pouvez gagner de l’expérience sous forme de mixture que vous vous injectez afin de débloquer des compétences. Vous bénéficiez de plusieurs types d’armes à feu et il est possible aussi de les améliorer. Toutefois, il est important de bien réfléchir à ce que vous désirez améliorer, car, selon le niveau de difficulté du jeu, vous risquez de vous retrouver coincé. Pour ma part, j’ai investi beaucoup dans le simple fusil, le combat corps-à-corps et la résistance physique (course).

J’avoue que j’avais encore oublié que dans les jeux asiatiques le mode de difficulté normal (survival) est difficile. :P Donc, rendu au chapitre 6, je n’avais plus de munitions et j’étais coincé. Heureusement, j’ai diminué la difficulté du jeu et le reste a été presque une simple randonnée dans un parc. Non, ce n’était pas aussi simple que cela, mais cela m’a permis de terminer le jeu et aussi de l’apprécier. De plus, il est possible de construire des munitions à des ateliers que l’on retrouve dans les tableaux et même, sur soi!!! Eh oui, vous n’êtes pas obligé d’arrêter dans ces endroits spéciaux. Si vous êtes mal pris, vous avez toujours la possibilité de créer des munitions à l’endroit où vous vous trouvez.

Mes points négatifs sont les suivants : Lors des animations, on voyait souvent les textures se préciser. Cela me faisait décrocher du fil de l’événement. Aussi, malgré que le jeu vient avec une aide à la visée pour la manette de jeu pour PC, curieusement, à bout portant, les balles manquent leurs cibles. (???) Je ne sais pas si vous croyez au réalisme dans un jeu, mais il est rare que l’on ne touche pas une cible avec un fusil de calibre .12 à bout portant! Il m’est arrivé souvent de positionner le curseur de tir sur ma victime et de tirer sans qu’il n’y ait aucun impact. Je crois qu’il y a encore un bout de chemin à faire dans le cas de la gestion de collision des balles avec les monstres. :P On dirait qu’à une certaine portée, les coups manquent tout simplement. Et finalement, après avoir terminé le premier chapitre dans la ville, les autres chapitres me semblaient vraiment courts. Pendant un instant, j’ai failli perdre de l’intérêt, mais finalement, l’histoire reprend de plus belle vers la fin.

Côté gameplay, mis à part les difficultés de tirs avec la manette, le reste a été comme un charme. L’ambiance, les sons, les décors, tout était bien balancé. Et je suis content que les concepteurs aient évité les concepts des boss à tuer à chaque tableau ou encore la course interminable d’une entité contre nous. Oui, il y a certaines choses similaires, mais cela ne dure pas tout le jeu. Félicitations! On s’éloigne enfin des clichés typiques.

En terminant, je recommande ce jeu aisément aux fans de jeux d’horreurs, comme ceux de la série des Resident Evil. C’est une belle réalisation, intéressante jusqu’à la fin. 

Gr : 4Gm : 4In : 5 // Dv : (20 heures), Prix : 79,99$ (Steam)  

Note : 13/15

Site officiel : https://theevilwithin2.bethesda.net/fr

Bande-annonce :